Contacts:

Carl T. Johnson Richard Schweitzer
Compressed Gas Association Gases and Welding Distributors Association
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Questions concernant le protoxyde d’azote et la propagation de son abus

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Mesures prises par la CGA et la GAWDA

Le problème

Le mauvais usage du protoxyde d’azote (N2O) pour se divertir en l’inhalant est de plus en plus fréquent, comme le montre l’intérêt accru des médias pour ce sujet. On fait de plus en plus usage et abus de ce gaz sur les campus et dans les lieux où se donnent des «spectacles», conséquence surtout d’une activité commerciale illicite. Cette intensification du phénomène est attribuable au fait que les «pourvoyeurs» de N2O ont mis en oeuvre des techniques plus sophistiquées d’«acquisition» du gaz (par exemple, ils volent des bouteilles chez les utilisateurs légitimes), ce qui ne leur coûte pas cher.

Les «pourvoyeurs» et leurs revendeurs remplissent dans la plupart des cas des ballons de N2O qu’ils vendent de 3 à 5 $ chacun. Bien que l’usage récréatif du N2O se soit accru, les prix ont légèrement fléchi, par suite de l’amélioration des méthodes d’approvisionnement et de l’arrivée de nouveaux «vendeurs» sur le marché. Il reste qu’une grosse bouteille de N2O peut rapporter à un revendeur de 10 000 à 30 000 $.

Il est arrivé que la police et d’autres intervenants découvrent des amas d’une centaine de bouteilles vides ou jetées après un «spectacle». Dans certains cas, les «pourvoyeurs» avaient enlevé les étiquettes réglementaires identifiant le contenu et fournissant les consignes de sécurité.

Même si les médias se concentrent surtout sur la consommation abusive du N2O aux «spectacles», celle-ci est également fréquente à des fins de divertissement chez des personnes et des petits groupes dans des circonstances sans rapport avec les «spectacles».

Pourquoi est-ce dangereux ?

Dans un endroit confiné, le N2O déplace rapidement l’oxygène de l’air et provoque l’asphyxie. Quand sa concentration atteint presque 100 %, l’utilisateur éprouve une brève euphorie. Il suffit d’un seul ballon de N2O pour provoquer cette sensation. En état d’euphorie, l’utilisateur présente les symptômes suivants : trouble de l’élocution, démarche titubante, confusion de la pensée, atténuation de la réponse aux stimuli et, finalement, perte de conscience. Au bout de quelques secondes, l’utilisateur peut cesser de respirer, en raison de la dépression de son système nerveux central causée par le N2O et par la diminution de la concentration d’oxygène dans ses poumons (où le N2O remplace l’air). Aux États-Unis, les médias ont rapporté 11 décès en 1993 et 15 en 1994, attribuables à la consommation abusive du N2O.

On rapporte de plus en plus d’incidents impliquant des personnes qui inhalent du N2O en ballon au volant d’un véhicule. Il ne fait aucun doute qu’un conducteur dans cet état d’euphorie expose ses passagers à des risques inutiles ainsi que les piétons et autres usagers de la route qui ne s’y attendent pas.

Mesures prises par la CGA et la GAWDA

La Compressed Gas Association (CGA) et la Gases and Welding Distributors Association (GAWDA) ont pris certaines initiatives pour contrer la consommation abusive du protoxyde d’azote sur trois fronts :

  • Les deux organismes travaillent en étroite collaboration avec leurs membres producteurs, conditionneurs et distributeurs de N2O. En plus des procédures de contrôle mises en oeuvre, les deux organismes :
  • ont pris des mesures pour restreindre davantage la distribution du N2O ;
  • ont mis au point des codes d’éthique que peuvent signer volontairement tous les distributeurs et utilisateurs légaux de protoxyde d’azote ;
  • aident leurs membres en collaborant avec les forces de l’ordre locales pour identifier les bouteilles non réclamées et pour combattre la distribution et la consommation illicites du produit.
  • Sur le front de la législation et de la réglementation, la CGA et la GAWDA participent à l’élaboration d’une législation type que pourront adopter les États. Elle vise à décourager la consommation illégitime du produit sans nuire à ses applications bénéfiques, médicales ou industrielles. Par exemple, les deux organismes collaborent étroitement avec les autorités locales et les forces de l’ordre en proposant des principes de loi et de réglementation. Au Maryland, la CGA et la GAWDA ont élaboré avec la police de l’État un nouveau projet de loi pour décourager l’usage illicite du N2O et en faire un délit punissable par la loi. En plus, les deux organismes cherchent des moyens de tirer parti des règlements sur le transport des matières dangereuses du DOT (Department of Transport), afin d’aider les forces de l’ordre et de prévenir le commerce illicite du produit aux concerts rock et autres rassemblements.
  • La CGA et la GAWDA prévoient collaborer étroitement avec les associations représentant les utilisateurs légitimes du produit, pour mieux en protéger l’entreposage et en assurer une utilisation plus responsable. Ces organismes représentent les dentistes, les anesthésistes, les hôpitaux, les écuries de course automobile et les fabricants de semi-conducteurs.

La CGA est à mettre sur pied une ligne téléphonique sans frais, avec service de télécopie sur demande, pour fournir promptement aux intéressés de l’information sur l’abus, l’utilisation sans danger et l’entreposage du protoxyde d’azote et toute autre donnée pertinente.